L’art surpris par le social
Université Rennes 2, Haute Bretagne, France
Novembre 28-29, 2008
Proposition de communication: mai 21, 2008
Après le langage ou la sémiologie hier, la préoccupation du social propose aujourd’hui un nouveau paradigme artistique. Participation, relationnel, collectif, autant d’aspects revendiqués par les pratiques -comme par ceux qui les commentent ou les administrent - propres à situer résolument l’action de l’art sur le terrain de l’échange. Cela peut se manifester comme une épreuve du social dans le contexte de l’art, ou encore comme une pensée du social élaborée au sein même des pratiques artistiques.
Une sociologie des champs culturels et de l’habitus sembla d’abord adéquate à la compréhension du champ artistique, tel qu’il s’était notamment constitué à partir de l’Art
moderne. Son influence se retrouve dans de nombreuses pratiques d’artistes depuis la période
des années soixante. Pourtant, une orientation de la sociologie vers l’expertise des situations
artistiques conflictuelles suscite aujourd’hui certaines insatisfactions vis-à-vis du discours sur
l’art qu’elle formule.
Ce colloque se propose d’analyser les enjeux d’une discussion croisée de la sociologie avec les pratiques artistiques, l’esthétique ou la critique. Pour cela, trois perspectives d’approche peuvent être proposées.
- Si « le renoncement à l’angélisme de l’intérêt pur pour la forme pure est le prix qu’il faut
payer »1 pour introduire une « science des oeuvres », il est possible de s’interroger sur les
perspectives théoriques de celle-ci lorsqu’il lui faut partager son objet avec d’autres disciplines.
- Lorsque prévalent les théories de l’institutionnalisation de l’art, quelles relations
entretiennent les discours critiques avec la sociologie, dès lors qu’elle prend l’art pour
objet ? N’y a-t-il pas là un champ spécifique apparemment irréductible à son point de vue ?
- L’inscription du fait social dans l’oeuvre constitue un trait caractéristique de nombreuses
pratiques contemporaines de l’art. Le passage d’un art critique à une esthétique fondée sur la
pratique de l’action partagée, de la négociation des représentations culturelles, ou encore de
l’intervention sociale, traduirait-il les nouvelles perspectives de l’art aux prises avec la
« communauté » ?
Proposition de communication
Titre et intentions, 300 mots maximum : avant le 21 mai 2008.
Envoi par courrier électronique en fichier texte joint (Word, .txt, .rtf).
Adresse : colloque-surprispar@uhb.fr
Confirmation de participation: 11 juin 2008
Responsable scientifique : M. Denis Briand
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